Jour 2 : Autour de Mahé, entre plages de rêve et plages paradisiaques

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Mahé, la principale île des Seychelles, présente deux faces : l’est, urbanisé, le dispute à la côte ouest, sauvage.

Mardi 19 janvier

Notre objectif du jour est simple : parcourir la côte ouest de Mahé, profiter de la plage et voir jusqu’où l’on peut descendre avant la tombée de la nuit, à 18h30.

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Nous reprenons la route de Sans-Soucis (où ironiquement nous avons eu notre problème avec le vieux chauffard) qui coupe l’île de part en part à travers le parc du Morne Seychellois, mais cette fois nous ne nous arrêtons pas à mi-chemin mais continuons jusqu’à port Glaud. La descente, de la Tea Factory jusqu’à ce minuscule port, offre de splendides panoramas sur la côte.

Port Glaud, un petit village hors du temps, avec quelques pêcheurs, ses deux policiers désœuvrés et quelques vieux assis au bord d’une plage de carte postale. A quelques encablures émerge l’île Thérèse.

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Direction le nord, vers le parc naturel de port Launay. La route goudronnée laisse place à un petit étroit, en corniche, qui se termine en cul de sac devant une grille flanquée d’un panneau « Défense d’entrer ». Nous l’enjambons pour découvrir les bâtiments désaffectés de ce qui fut un centre de vacances pour la jeunesse, lors de la période marxiste des Seychelles (de 1977 à 1991. Comme partout, ça a été un désastre. « On n’avait rien, les bons jours on pouvait manger un yaourt », dira Marlaine).

Le camp était situé près d’une anse paradisiaque (et protégée), où flemmarde un garde côte. Il nous explique qu’il est là pour dissuader les pêcheurs et les chasseurs de coraux, mais que tous ont des bateaux bien plus puissants que lui, ce qui est un peu problématique.

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Quelques noix de coco à portée sont bienvenues pour nous désaltérer (c’est pas facile à décrocher d’ailleurs, j’en ai sué avec mon bâton).

En redescendant, nous nous arrêtons sur la plage de Port Launay, elle aussi protégée pour ses superbes coraux. Après m’être fait saigné par la paillote située sur la plage (10€ le verre de jus de papaye), nous enfilons masque et tuba et c’est partie pour la première séance de snorkeling de ma vie.

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J’en profite pour remercier mes anciens collègues de l’Agence de presse médicale, qui en guise de cadeau de départ (mon dernier de travail était la veille de mon départ) m’ont offert un appareil photo étanche. J’ai été très inquiet au moment de rentrer dans l’eau pour la première fois avec, mais il fonctionne !

Je ne sais pas s’il y a meilleur cadre pour une première fois en snorkeling. Non seulement le lieu est magnifique, mais en plus l’anse est protégée des courants et des vagues, et le corail y est superbe. Les poissons multicolores s’y faufilent : je ne m’attendais pas à une telle frénésie sous-marine.

En reprenant la route, nous ne cessons de nous émerveiller face aux plages et criques que nous croisons.

Certaines, comme l’anse Grand’Anse, sont des beautés fatales : les forts courants rendent la baignade très dangereuse.

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D’autres, comme l’anse Louis, sont de véritables paradis, avec dans le pire des cas deux ou trois personnes en train de pêcher ou de profiter du soleil.

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Nous nous arrêtons plus longuement au niveau de l’anse Intendance, au sud, où les takamakas penchés au-dessus du sable blanc sont particulièrement photogéniques. Nous avons l’impression d’être dans un décor de carte postale.

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Même sensation à l’anse Soleil, à l’extrême sud de l’île, où nous nous arrêtons boire un verre.

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La nuit tombante nous fait presser le pas, mais alors que nous entamons notre remontée par la côte est, impossible de ne pas s’émerveiller devant la bien nommée Fairyland Beach. Tant de beauté dans un même pays, c’est injuste.

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Nous repassons devant l’aéroport, traversons Victoria et nous revoilà à Bel Ombre pour une dernière nuit avec nos fantastiques hôtes.

Ils nous ont préparé un superbe dîner (absolument pas prévu, quelle bonne surprise), avec du thon pêché du jour même, un régal, puis un plat de requin et un poulet au curry. Trois spécialités seychelloises.

On termine la soirée autour d’une bouteille de vin. Marlaine me demande de revenir par ici dimanche pour boire un verre avec « une banquière, très jolie, très intelligente, qui cherche un beau garçon comme toi » (c’est en fait une employée de l’agence bancaire que dirige sa soeur). Pourquoi pas.

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