Jour 1 : Musée égyptien et Caire islamique

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Mercredi 1er mai

Départ de Paris, sous la pluie et 15°. Demain, j’aurai un grand soleil et plus de 30°… Il est temps !

Après un arrêt à Francfort – je voyage sur la Lufthansa – décollage pour Le Caire. Un vol tranquille, avec un bon dîner, et me voilà qui débarque à l’aéroport de la capitale égyptienne à 1h50 du matin… L’aventure commence !

Avant de passer la douane, je retire de l’argent au distributeur et vais acheter mon visa juste à côté (15 dollars ou 115 livres égyptiennes). Après un passage de douane très rapide -a peine le douanier a-t-il jeté un œil à mon passeport – je retrouve le chauffeur que l’hôtel m’a envoyé. Tant mieux, car je ne me voyais pas négocier une course dès mon arrivée, auprès des nombreux taxis plus ou moins légaux qui alpaguent les arrivants.

Le douanier a collé mon visa au-dessus de celui de l'Australie : aucun respect envers mes voyages !

Le douanier a collé mon visa au-dessus de celui de l’Australie : aucun respect envers mes voyages !

Mon hôtel, le Golden Hotel, est en plein Downtown, à deux pas de la place Tahrir. Je découvre sur la route la conduite à l’égyptienne, digne de Carmaggedon. Ça double dans tous les sens, ça klaxonne de partout, les clignotants -voire les phares- semblent en option…

Mais je finis par arriver sain et sauf dans ma chambre. Elle est propre et la salle de bain en bon état et avec de l’eau chaude (ce qui n’est pas gagné au Caire), tout va bien. Je pousse mon premier « Putain, il fait chaud » à 2:55 du matin, puis m’endors. C’est une bonne adresse, donc, que je recommande : bien située, bien entretenue, wifi, petit-dej, patron francophone… Par contre, c’est loin d’être la moins chère du Caire : 735 LE pour trois nuits, soit en gros 25€ la nuit.

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Jeudi 2 mai

Lever à 10 h et me rend sur la Place Tahrir, où se trouve le musée égyptien. Et là, deux observations :
1- la conduite chaotique n’est pas réservée à la nuit. Il n’y a ni marquage au sol, ni feux, ni stop : qui veut traverser une rue doit le faire en se faufilant entre les voitures (perso, je me mets à côté de quelques Égyptiens et je les suis, plutôt que de m’aventurer seul sur la chaussée).
2- la place Tahrir est un véritable piège à touristes, avec des Égyptiens qui font semblant de se trouver là par hasard et vous donnent des conseils (« Je suis en route vers mon travail, mais laisse moi te conduire dans tel musée gratuit » (ie. magasin)). J’ai ainsi entendu deux fois : « Vous allez au musée ? Il est réservé pour les scolaires à cette heure-ci, revenez dans 30 minutes. En attendant, y’a un musée gratuit (ie. magasin) sympa à voir là-bas… » C’est bien sûr complètement faux.

La fameuse place Tahrir. Ouais, elle est pas super belle.

La fameuse place Tahrir. Ouais, elle est pas super belle.

Une bouche de métro sur la place Tahrir

Une bouche de métro sur la place Tahrir

Le musée égyptien (60 LE) dispose d’une incroyable collection, notamment le fameux trésor de Toutankhamon (dont son masque en or de 11kg). Par contre, elle est peu mise en valeur : la scénographie est inexistante, les salles se suivent sans ordre logique, un grand nombre de pièces ne sont ni nommées, ni datées… C’est fort dommage.

Ceci dit, il y a vraiment des salles fantastiques, qui réservent de belles surprises, comme celle présentant des portraits de face très réalistes des souverains.

Il est interdit de prendre des photos dans le musée, voici donc une photo qui n'est pas de moi.

Il est interdit de prendre des photos dans le musée, voici donc une photo qui n’est pas de moi.

Il est possible d’acheter à part un billet (100 LE !) pour visiter la salle des momies royales (Ramses II, Hatchepsout…). Je ne l’ai pas fait, considérant que ces corps devraient être dans de vraies sépultures. Il y a quelques momies exposées dans les salles du musée, ça m’a paru glauque.

La façade du musée égyptien. A l'intérieur, on range les appareils !

La façade du musée égyptien. A l’intérieur, on range les appareils !

Surplombant le musée égyptien, le bâtiment qui abritait le parti de Moubarak. Une des rares stigmates visibles de la révolution de 2011.

Surplombant le musée égyptien, le bâtiment qui abritait le parti de Moubarak. Une des rares stigmates visibles de la révolution de 2011.

A 14h, déjeuner chez Gad, sur la place Bab El Louk. Cette chaîne de fast-food/restaurants « à l’orientale » propose plein de spécialités locales à prix très doux. De quoi se caler le ventre pour la journée à moins de cinq euros.

3,5€ pour cette pizza égyptienne.

3,5€ pour cette pizza égyptienne (et 50 centimes le jus de mangue frais, qu’on voit en fond).

Après m’être plus ou moins perdu, j’arrive au souk Khan El-khalili, qui s’étend au cœur du Caire islamique. Un lieu plein d’histoire, qui reçoit pas mal de fonds de l’Unesco pour se reconstruire. On regrettera que les babioles made in China remplacent souvent l’artisanat local.

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Autre détail casse-pied : si ça n’atteint pas le niveau d’arnaque de la place Tahrir, les vendeurs peuvent être très collants, voire agressif. Y’en a un qui m’a engueulé en me disant : « pourquoi tu ne veux rien acheter ? Tu ne vois pas qu’on n’a plus de clients ?! » Alors certes, le tourisme a baissé de 90% après la révolution de 2011, mais c’est pas en gueulant sur ceux qui restent que ça va s’arranger. Et j’aimerais bien être en capacité de rétablir le PIB du pays à moi tout seul, mais même avec le relèvement du plafond du livret A, j’en ai pas les moyens.

Heureusement, ces malpolis sont une minorité, et la plupart semblent heureux de nous voir là. Petite anecdote, un vendeur m’a demandé tout à fait sérieusement : « Tu as l’air 100% arabe, t’es de Marseille ? » (sic). Quand j’aurai bronzé, d’ici quelques jours, je passerai peut-être inaperçu !

En tout cas, c’est un régal de se perdre dans ce dédale de rues minuscules, chapeautées de minarets, tantôt envahies de touristes, tantôt réservées à quelques vieux fumeurs de chicha.

La mosquée Sayyidna el-Hussein. Les suppositoires géants devant sont des parasols qu'ils déploient pour la prière.

La mosquée Sayyidna el-Hussein. Les suppositoires géants devant sont des parasols qu’ils déploient pour la prière.

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Exténué, je retourne vers mon hôtel, alors que le soleil se couche étonnamment tôt (il fait déjà bien sombre à 19:30). Bien sûr, entre les rues non indiquées et les cartes pourries du Guide du Routard, je me perds, mais je finis après quelques détours à retrouver mon logis.

Bilan de cette première journée ? Je n’ai pas été séduit par le Caire, pour l’instant. Certes, le quartier islamique cache des bijoux architecturaux, mais la ville souffre grandement de la surpopulation (saleté, pollution incroyable, embouteillages, bruit) et du manque de moyens (bâtiments délabrés, services publics que je n’aimerais pas avoir à utiliser).

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Commentaires (3)

  1. C’est marrante de lire tes vadrouilles au caire. J’y étais en février et il m’a fallu 4 jours avant de commencer à apprécier la ville… Pour un séjour d’une semaine. Bien vrai ce que tu dis sur gizeh. C’est insupportable.
    Et est ce que toi aussi on te gratifiait tous les 50 mètres d’un welcome in Égypte?
    Hâte de lire la suite en tous cas. Bonne idée ce blog.

    1. Pas vraiment eu droit au « welcome in Egypt », plutôt à « Hello hello, where you from? Spanish? Italian? Turkish? » tous les 50 mètres… Surtout à Louxor, insupportable. Le Caire, à part Gizeh, ça va à peu près, et Assouan c’était c’était super, personne m’embêtait 🙂

      1. héhé c’est vrai que c’est le gros point noir d’un voyage en égypte … Du coup pour éviter ça à Louxor on s’est installés dans un hôtel sur la rive thébaine et loué des vélos. Imparable ! Pas eu le temps d’aller à Assouan par contre … ben oui à vélo ça prend plus de temps pour se balader !

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