Jours 6 et 7 : Voir les coco-fesses et partir

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Le coco-fesse, graine à la forme évocatrice, est le symbole des Seychelles, à tel point que le tampon du pays, sur les passeports, revêt cette forme.

Samedi 23 janvier

Comme Mahé a le parc du Morne Seychellois, Praslin a la Vallée de Mai. Il s’agit d’un sanctuaire végétal totalement épargné par l’homme, au centre de l’île, classé depuis 1983 au patrimoine mondial de l’Unesco.

L’entrée est très chère : une vingtaine d’euros, à laquelle il faut ajouter un pécule supplémentaire pour s’adjoindre les services d’un guide. Plutôt que d’y dépenser notre argent, le tenancier de notre hôtel nous conseille de nous rendre au Fonds Ferdinand. Il s’agit d’un parc naturel mitoyen de la Vallée de Mai, mais administrée par une société privée. Pour moins de dix euros, on y a à la fois un billet d’entrée et un guide. Ce dernier est important, car ces lieux sont de vraies cathédrales végétales. Or, comme une cathédrale classique, c’est certes joli de s’y promener, mais c’est quand même plus intéressant quand quelqu’un nous dit où regarder et nous décris ce qu’il y a à voir.

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Cela commence par les coco-fesse, qui sont bien entendu l’attraction principale du coin. Le cocotier de mer ne pousse qu’à Praslin et à Curieuse. Avant que les Seychelles ne soient découverts, ce fruit était bien mystérieux : les marins qui le voyaient parfois flotter ou les pêcheurs qui le trouvaient sur un rivage pensaient qu’il était le fruit d’un arbre sous-marin (d’où le nom de cocotier de mer). D’autres pensaient qu’avec sa forme érotique, il venait directement du jardin d’Eden, où avait des vertus aphrodisiaques.

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Aujourd’hui, le commerce de cette graine est très réglementé. Elles sont vendues avec un certificat, à des prix exorbitants : 300, 400 euros pièce. Le pire, c’est que ça ne sert à rien, juste à décorer. Y’a un pactole là :

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Le cocotier de mer, qui peut vivre jusqu’à 800 ans, fructifie après l’âge de 25 ans. Les graines peuvent peser jusqu’à 20 kilos et sont en fait des noix de coco jumelles.

Sur un sentier de près de deux kilomètres, nous découvrons donc le coco-fesse, mais aussi l’inflorescence mâle, qui ressemble pour sa part à un phallus. Logique, me direz-vous.

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Nous voyons aussi des plants de vanille, des avocatiers, des manguiers… Bref, de quoi se faire une vraie salade.

Côté faune, nous avons beaucoup de geckos, mais aussi des chauve-souris, des salanganes, des boulbouls… Et une anguille, qui a été apprivoisée par le guide. Apparemment, c’est possible.

Au sommet du sentier, vue panoramique sur l’île et en particulier sur la zone de Baie Sainte-Anne.

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On retourne d’ailleurs dans cette zone en stop et en profitons pour nous promener dans ce très calme bourg où la vie semble s’être arrêtée. Seul un homme, devant une église, nous fait les louanges de Jésus.

Le bus nous ramène finalement à l’hôtel, d’où nous décidons d’aller profiter une dernière fois de la plage.

Sur place, Jean fait la connaissance d’un homme dont la profession semble-être vendeur de noix de cocos. Alors que je sors de l’eau, voilà qu’il escalade sans la moindre difficulté un cocotier et nous décroche une douzaine de noix. À l’aide d’un pieux et d’une machette, il nous les dépiaute en 15 secondes et nous buvons tout cela, sur fond de soleil couchant. Une belle rencontre pour la fin de notre séjour ici.

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Dimanche 24 janvier

C’est – presque – la fin de notre séjour dans ce coin de paradis. Notre avion décolle à 16h de Victoria.

Plutôt que de refaire la traversée en ferry (et de devoir se lever en pleine nuit, puisque le bateau part à 7h ou dans l’après-midi), nous décidons de repartir sur Mahé en avion.  Ce qui s’apparente à une folie ne l’est pas vraiment : ça coûte seulement 20€ de plus que le bateau.

Nous voilà donc à 9h, seuls devant le guichet de l’un des plus petits aéroports que je connaisse (le plus petit étant celui de Castres-Mazamet). Notre avion est à 10h30, mais on nous avait demandé de venir deux heures avant…

« Il y a un vol à 9h15, vous ne voulez pas prendre celui-là plutôt ? », nous demande la pralisnoise au guichet. Ben, si, tant qu’à faire.

Il y a un nombre de vols quotidiens assez impressionnant entre les deux îles : au moins une vingtaine. Il faut dire que les avions sont vite remplis…

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Après 20 minutes de vol, nous atterrissons à Mahé où, en bus, nous nous rendons chez Marlaine et Alex pour déjeuner… Nous faisons aussi la connaissance de bulldozer, une tortue de 41 ans qui vit dans leur jardin.

Puis il est temps de retourner à l’aéroport et d’embarquer pour Paris, via Nairobi. Sur le chemin, nous voyons les neiges du Kilimandjaro dépasser des nuages. Point final d’un voyage splendide de bout en bout.

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