Jour 2 : Mercredi 11 février. Ginza, Jardins impérieux, Sanctuaire Yasukumi

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La veille au soir, nous décidons d’aller au marché au poisson de Tsukiji, qui ouvre à 5h. Finalement, on apprend qu’il est fermé pour cause de jour férié : c’est l’anniversaire de la nation. On décide donc de se lever à 7h30.

9h30 : Lever (bah oui). On va vers Tsukiji : même si le marché aux poissons est fermé, les petits restaurants ne le sont pas, et on mange donc les sushis les plus frais du monde… Je goûte même de la baleine.

11h : Ensuite, direction Ginza, quartier des grands magasins (les Champs-Elysées japonais), puis les jardins du palais impérial, où quelques cerisiers ont fleuri avant l’heure, et le temple Yasakumi.

14h : Le temple Yasakumi honore la mémoire de tous les soldats morts depuis le début de l’ère Meiji, soit 2 millions d’âmes. Problème : parmi tous ces gens, il y a 14 criminels de guerre… Du coup, la Chine fait un scandale à chaque fois qu’un Premier ministre y va. Comme dans tous les temples, on peut faire une offrande et tirer un petit papier – l’Omikuji (ce qui signifie « loterie sacrée ») – où est écrit son « horoscope » pour l’année. Celui d’Hitoshi lui prévoit une année « excellente », le mien est « moyen ». Il m’annonce quand même un mariage ou des fiançailles. Elisabeth Thessier a dit la même chose, je vais finir par y croire… (NB : au 23 juillet 2012, je peux dire que c’était des sornettes)

Près du temple, il y a un musée des guerres impériales. Fort intéressant, mais niveau objectivité, c’est à revoir : tout est écrit du strict point de vue japonais… et donc « légèrement » partial.

Omikuji

Les « omikuji », des oracles sacrés.

17h : Visite du quartier du Parlement, puis de Nihombashi, avec encore des beaux immeubles et des grands magasins… C’est toujours intéressant de voir des petits temples perdus au beau milieu d’une jungle de buildings. Par contre, les Japonais ont une fâcheuse manie de démolir les bâtiments, pour ensuite les reconstruire, au lieu de tout simplement les rénover. Cela perd un peu de son naturel et peut paraître aberrant pour les amateurs de vieilles pierres, mais Hitoshi m’a donné une explication tout à fait logique : les bâtiments neufs sont construits avec des normes antisismiques, et sont donc moins dangereux que les antiquités. Logique.

Entre tradition et modernité

Entre tradition et modernité (je sais faire dans les clichés)

20h : Après les grillades et les sushis, c’est quoi la suite à votre avis ? Réponse : le ramen ! A noter, une coutume qui peut étonner quand on est pas au courant : le slurps. Il s’agit en fait de faire du bruit en aspirant les nouilles. Cela montre qu’on apprécie le repas.

21h : Cette nuit, je dors dans un hôtel, puisque Hitoshi se lève à 5h30 chaque matin pour aller bosser. J’en ai choisi un vers Shinjuku, au 18e étage d’un immeuble, avec donc une très belle vue. Et voilà un autre plaisir de la vie japonaise que je découvre : le bain. On prend sa douche assis sur un tabouret, à l’extérieur du bain, et une fois qu’on est propre, on se glisse dans un grand bassin (l’eau est à près de 50°) pour se prélasser. Je me fais d’autant plus plaisir que je suis seul dans les lieux. C’est sûr, si je construis un jour une maison, la salle de bain sera japonaise.

Vue du Tokyo International Hostel, à Idabashi

Vue du Tokyo International Hostel, à Idabashi. Peu cher (3800 yen la nuit) et très sympa, avec une grande salle de bain vraiment agréable.

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