Jour 6 : Petrified Forest et Albuquerque

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Lundi 15 octobre

Départ à 7h du Canyon de Chelly vers le sud. Au bout d’1h30 de route, me voilà à Petrified forest, un parc où il est possible de voir des troncs d’arbres fossilisés. Ils sont âgés de 200 millions d’années et leur aspect actuel est dû au remplacement, petit à petit, de leur matière végétale par de la silice. C’est beau, et c’était sans doute même magnifique avant.

Le Painted desert et ses magnifiques variations de couleurs.

Le problème, c’est que des pilleurs ont embarqué – en particulier au début du 20ème siècle- la plupart des cristaux du parc. Ils sont même allés jusqu’à construire une gare pas très loin pour pouvoir les évacuer facilement et les vendre sur la côte est ou en Europe. Du coup, il ne reste plus que les paysages… C’est déjà pas mal, une explosion de couleurs, notamment au niveau du Painted desert, mais quand même dommage.

Les « badlands », des paysages forgés par des pluies torrentielles.

Un rondin de bois… en pierre.

La mini-aventure de la matinée : alors que je roulais, un 4×4 de ranger a allumé ses gyrophares derrière moi. « Oh shit, dans les films, ça veut dire qu’il faut se ranger sur le bas côté. » En fait, j’avais pas fait un arrêt complet au stop précédent (vu que je voyais que, sur à peu près 10 kilomètres à gauche, il n’y avait pas de voitures). Finalement, après s’être assurée que je n’avais pas d’arme (même si j’en avais une, je n’aurais pas dessoudé un ranger juste pour un stop grillé, mais bon), elle a récupéré mes papiers, est repartie avec dans son véhicule, puis est revenue en me faisant promettre d’être plus prudent à l’avenir. D’accord.

Newspaper rock, un bloc de grès massif orné de multiples pétroglyphes anasazis : il y en a plus de 600, ce qui en fait le plus ensemble de ses dessins vieux de près de 1000 ans.

J’ai d’abord pensé à une soucoupe volante, mais une amie a en fait remarqué qu’il s’agit certainement d’un vieux monsieur avec sa canne, qui se tient le dos.

Reconstitution d’un habitat anasazi.

De la Petrified Forrest, je me dirige vers le Nouveau-Mexique, que je voulais voir depuis que j’ai découvert Breaking Bad. Premier arrêt à Gallup, ville étape sur la route 66, avec des dizaines de motels et autant de boutiques où les Indiens vendent leurs créations. L’avantage, c’est qu’ici, on sait que les produits « indiens » ne sont pas made in China (ou made in India, hahaha) et que ce sont bien les artisans qui reçoivent les bénéfices des ventes. La ville est également traversée par une voie de chemin de fer, qui permet de voir les fameux trains de marchandises de plusieurs centaines de mètres de long qui sillonnent le pays.

Le traditionnel school-bus.

Puis, une centaine de miles plus loin, voilà Albuquerque, la plus grande ville de l’Etat, mais qui n’est pas la capitale. Bonne surprise, le motel le moins cher de la ville (21 dollars la nuit), situé en plein entre downtown et le quartier historique, a encore des chambres de libre. Voila qui me permet de prendre ma première douche depuis Los Angeles.Je vais ensuite visiter le très charmant quartier historique, avec une température très agréable malgré la nuit tombée. Il date en grande partie de 1706 et s’organise autour de l’église.

L’église San Felipe Neri (1706, remaniée en 1793).

Puis dîner au 66 diner, un restau qui joue à fond la carte « années 50 ». Ici, oubliez vos iPhones, les chansons de Carly Rae Jepsen et les débats Romney vs Obama. Ici, c’est les années 50 ! Tel un Marty McFly débarquant de l’an de grâce 2012, je me suis installé au comptoir en zinc, et ai commandé un burger à la serveuse, revêtue d’un court uniforme turquoise. Quelqu’un a eu la bonne idée de mettre « Johnny Be Good » au juke-box quand je l’ai reçu. Onion rings, steak, tomate, bacon, sauce barbecue… Un délice ! Et pour faire passer ça, un (très) généreux milk-shake banane/beurre de cacahuètes. Yummy !

Pour finir la soirée, The Library, un bar où il est possible de consulter des livres en buvant un coup. Si on arrive à détacher ses yeux des serveuses, qui se promène en bikini. Les autres clients sont plutôt scotchés aux écrans qui diffusent un match de football américain. Ne connaissant pas les règles, une fois ma Corona éclusée, je rentre me coucher.

Dans le downtown, beaucoup de fresques recouvrent les murs.

Dépenses du jour : $55 (essence) + $13,60 (timbres)+ $37 (nourriture)
Distance parcourue : 364 miles

Commentaires (3)

  1. Ah elles sont bien les images.
    Des arbres fossilisées, on en trouve aussi chez nous (j’en ai chez moi mais c’est plus petit).
    Elles sont chouettes les boutiques des Amérindiens ?

  2. Yves : Ca dépend des artistes, certains sont très kitsch, d’autres vraiment sympa ! J’ai hésité deux ou trois fois sur des vases plutôt sobres. Certains ont choisi de moderniser les motifs traditionnels, ce qui permet aussi d’avoir de belles choses !

    Ag’: Ouais, mais mes cailloux bretons, c’était pas des arbres avant :p

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