La charmante ville coloniale de Ciudad Bolívar (jours 7 et 8)

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Capitale de l’Etat de Bolívar, au sud-est du pays, Ciudad Bolívar est l’une des plus anciennes cités d’Amérique latine.

Samedi 23 et dimanche 24 avril

Fondée en 1588, la ville de Ciudad Bolívar a d’abord été nommée Santo Tomás de la Nueva Guayana de la Angostura del Orinoco (Saint Thomas de la Nouvelle Guyana de l’endroit le plus étroit de l’Orénoque), écourté en Angostura (Etroit) car elle est située à l’endroit où le fleuve Orénoque est le moins large. Elle a été le théâtre de plusieurs batailles contre les Espagnols pour l’indépendance du pays et a connu son heure de gloire en 1819, quand Simón Bolívar y prononça son Discours de Angostura. Cette allocution, tenue à l’occasion d’un congrès  visant à réunir la Nouvelle-Grenade et le Venezuela sous le nom de Colombie, pose les bases de ce que devait être la république.

C’est suite à cet événement fondateur du pays que la ville a été rebaptisée du nom de ce grand homme.

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Ciudad Bolívar respire l’histoire dans son centre historique. Il a la réputation d’être l’un des exemples les mieux préservés de ville coloniale en Amérique latine, avec ses jolies maison pastel et ses rues pavées. La ville compte plus de 350.000 habitants, alors évidemment le centre historique ne représente pas toute la ville, mais je ne suis pas là pour aller voir son côté moche.

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A mon arrivée depuis Canaima, en début d’après-midi, je commence par faire un tour dans le centre. De gros travaux de restauration ont été menés à l’occasion du 250e anniversaire de son baptême, en 2012, qui a vu une visite de Dieu en personne : Hugo Chávez. Malheureusement, tous les maisons historiques qu’il est possible de visiter sont fermées : passé 16h, le centre est une vraie ville fantôme.

Seule reste ouverte la cathédrale, située sur la superbe Place Bolívar. Détruite par les Espagnols – qui brûlèrent tout sur leur passage pendant la guerre – elle a été reconstruire entre 1770 et 1840 et restaurée en 1949, grâce à la découverte de ses plans d’origine.

En descendant les ruelles multicolores vers le fleuve, on arrive sur le Paseo Orinoco, la promenade. Elle est longées de superbes maisons coloniales malheureusement en piteux état et dont les magasins sont pour la plupart fermés – par manque de marchandises, de clients, ou des deux.

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Après que je suis rentré à l’auberge, Martin – le patron – m’invite à aller voir un concert. Deux guitaristes, le célèbre José Luis Lara et Douglas Esteves, interprètent des morceaux du maestro local Antonio Lauro. Nous finissons ensuite la soirée autour de quelques bières et de whisky chez un ami de Martin.

Le lendemain, même problème : beaucoup de choses sont fermées. J’ai toutefois le temps, avant de partir pour l’aéroport à 13h, de visiter le musée Piar, une maison coloniale où fut prisonnier le général Piar, compagnon de lutte de Bolívar, avant d’être fusillé par les Espagnols devant la cathédrale.

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Juste en face, sur la place, il est possible de visiter aussi le Palais du congrès d’Angostura, qui fut la maison des gouverneurs.

Dernière visite de la matinée : la Casa San Isidro. C’est dans cette demeure du XVIIIe siècle que vécu Bolívar en 1819 et où il écrivit son célèbre discours de l’Angostura. Transformée en école et orphelinat, elle est devenue un musée en 1967.

En face s’étend le jardin botanique, l’un des autres points d’intérêt de la ville, qui n’en manque pas. Citons aussi le musée d’art moderne Jesús Soto, natif d’ici. C’est donc une bonne surprise : il y a de quoi faire à Ciudad Bolivar, et un jour de plus de visite n’aurait sans doute pas été de trop.

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C’est la fin de ce carnet de voyage au Venezuela, mais pas la fin de ce voyage : de Ciudad Bolivar, je reprends un vol vers Caracas – vol pendant lequel mon sac en soute sera fouillé et dépouillé d’un portefeuille que j’avais laissé dedans, avec 500 euros en cash, mon Amex et mon permis de conduire – puis un autre vers la riante île de Curaçao (je plaisante, j’ai une mauvaise image de Curaçao, dont l’aéroport est un désastre d’organisation – c’est bien la peine de faire partie des Pays-Bas, tient), et enfin un dernier vers La Havane. Spoiler : Cuba est l’un des plus beaux pays qu’il m’ait été donné de voir. Oui oui.

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Merci à tous de m’avoir suivi pendant ces 8 jours. Vous voyez, j’ai survécu 😉

Commentaires (1)

  1. Hola, muy objetivo tu reseña sobre la Ciudad. Pero debo aclararte que el General Manuel Piar, no fue fusilado por los españoles, si no por el mismo ejército patriota que el pertenecía, luego de un juicio militar por conspirar contra la autoridad de Simón Bolívar. Todo este evento aún mantiene mucho misterio y suspicacia sobre el motivo verdadero de este juicio, ya que se dice que el General Piar para ese entonces estaba ganado mucha simpatía de la población en detrimento del propio Simón Bolívar. A consecuencia de ello, con el transcurso de los años, se ha creado una suerte de legión de admiradores y simpatizantes de la memoria del General Piar, entre los que yo me encuentro. Admirando su intachable hoja militar y planes para la liberación de la región de Guayana. Usualmente nos llamamos « Piaristas ». Abundan mucho en Ciudad Bolívar. Para finalizar, yo soy habitante del casco histórico de Ciudad Bolívar, el cual tu vistitastes, y tienes mucha razón en tus observaciones de los tiempos difíciles que estamos viviendo en estos momentos que perjudican directamente al turismo de esta gran ciudad, que fue donde nació la Gran Colombia de Simón Bolívar y lugar desde donde se partió a dar la libertad a los actuales Colombia, Bolívia, Ecuador y Panamá.
    Muy agradecido por su visita, desde Ciudad Bolívar, Freddy Torres

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