Le complexe archéologique d’Ohrei Vechi

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Ce site, l’un des plus importants du pays, regroupe deux pittoresques villages, des vestiges archéologiques de différentes périodes (Daces, Mongols…), des ermitages troglodytes et un paysage naturel splendide.

Comment y aller

Plusieurs minibus partent quotidiennement de la gare centrale de Chisinau jusqu’à Orhei Vechi et font le retour (pour ma part, le départ était à 10h20 et le retour à 16h10). Le trajet dure environ 80 minutes et coûte moins de 40 lei.

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La visite

L’arrivée en bus offre un superbe panorama sur ce site majeur de l’histoire du pays. Un cirque naturel est parcouru par les méandres du fleuve Raut et surplombé de deux promontoires. L’endroit est immense et pas simple à parcourir à pied, même avec le guide (indispensable) vendu dans le musée à l’entrée de Butuceni.

Les guides touristiques et prospectus mentionnent tous les « vestiges » d’une forteresse médiévale, d’un palais mongol (XIVe siècle), d’un complexe thraco-géto-dace (Xe siècle avant notre ère)… En fait, il faudrait plutôt parler de « traces » de la présence de ces différents groupes.

J’ai eu beau chercher, impossible de trouver les deux « murs défensifs » mentionnés ou les sources thermales. La forteresse médiévale n’est plus qu’un muret et les vestiges du palace sont aujourd’hui ensevelis, prévient le guide. Quant aux vestiges de l’église médiévale et de la mosquée, j’ai abandonné l’idée de les chercher au milieu des vignes.

De toute façon, la partie la plus intéressante d’Ohrei Vechi n’est pas là, mais plutôt dans les grottes qui criblent ses promontoires.

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150 grottes où ont vécu des ermites ont été répertoriées, pour la plupart inaccessibles – sauf à disposer de matériel d’escalade.

L’ermitage Pestera, composé d’une église et d’une douzaine de cellules, était lui aussi seulement accessible avec des cordages jusqu’en 1820, lorsqu’un tunnel d’accès, surmonté d’un beffroi, y fut construit. Envoûtant, le lieu est « tenu » par un prêtre qui répond aux questions des visiteurs et houspillent les femmes pas assez couvertes (des voiles sont disponibles à l’entrée, pour se couvrir les cheveux et les jambes trop dénudées).

Un peu plus haut se trouve une église dédiée à l’Ascension de la Sainte Vierge. Construite en 1905, elle a été abandonnée sous le régime soviétique et vient d’être rénovée.

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Un monastère troglodyte abandonné est aussi accessible en suivant le Raut sur quelques centaines de mètres. Deux inscriptions sur la façade de l’église datent sa construction à 1665.

Un autre monastère est taillé sur l’autre promontoire, mais il a été gravement fragilisé par des tremblements de terre et est maintenant interdit d’accès. Une vingtaine de salles ont été explorées.

Le reste de la visite consiste à se promener dans le village de Butuneci. Ses habitants, conscients de l’intérêt du lieu pour les touristes, ont restauré beaucoup d’habitations et proposent d’y séjourner. Un minuscule musée ethnographique est aussi ouvert. Il permet de découvrir un habitat paysan traditionnel.

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