Jour 1 : Découverte de Bahreïn, grâce à son musée national

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Vendredi 11 septembre

Me voilà à Bahreïn, dixième (et a priori dernier) pays que je visite cette année et quarantième sur mon objectif de « visiter 50 pays avant mes 50 ans ». Autant dire que j’ai de l’avance.

Pourquoi Bahreïn ? Pour faire court : parce que j’ai trouvé un billet pas cher pour venir, tout simplement. Merci Voyagespirates !

Et puisque ma connaissance du pays se résume à sa position géographique, je vais commencer par m’imprégner de l’histoire de ce royaume à peine sept fois plus grand que Paris, dont les traces remontent jusqu’à 4000 ans en arrière.

En plus, il fait 38°, je ne dirais pas non à de l’air conditionné.

Direction donc le Musée national de Bahreïn, première étape obligée de tout séjour ici. Inauguré en 1988, l’institution (qui a coûté 34 millions de dollars) est située au bord de l’eau, à la sortie de la capitale Manama.

Une grosse partie de Manama et de Muharraq (le musée est entre les deux) sont construites sur des terres gagnées sur la mer. A Manama, le côte a ainsi reculé d'1,5 kilomètres.

Une grosse partie de Manama et de Muharraq (le musée est entre les deux, au niveau du point en bas à gauche de la première photo) sont construites sur des terres gagnées sur la mer. A Manama, le côte a ainsi reculé d’1,5 kilomètres.

Il est divisé en six grandes sections (dont « la plus impressionnante », selon le guide du musée, est fermée : on y trouve des tombes préhistoriques qu’il est possible de visiter) : antiquité, débuts de l’islam, coutumes du pays, artisanat, etc.

En résumé, on y apprend que les premiers habitants de Bahreïn étaient là trois millénaires avant notre ère. La civilisation Dilmun était alors très prospère et faisait du commerce de la Grèce jusqu’à l’Inde. Bien plus tard, au VIIe siècle, les Bahreinis ont été parmi les premiers à embrasser l’islam. L’île a ensuite vécu principalement de la pêche/récolte des perles jusqu’aux années 1930, quand les perles de culture sont apparues au Japon. Coup de chance, c’est à cette époque qu’a été découvert le premier gisement de pétrole de l’île…

Le musée est vraiment agréable à visiter. Les explications sont claires et détaillées -et en anglais !- et les reconstitutions présentées (une maison, un souk, un mariage) sont très jolies.

Juste à côté se trouve le théâtre national, l’un des plus grands du monde arabe. Il fait 1001 places, en hommage à un célèbre conte. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de rentrer à l’intérieur.

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En sortant du musée, je me rends non loin de là dans la ville de Muharraq, l’une des plus vieilles de l’île. Normalement, la vieille ville est charmante et riche de vieilles maisons bien mises en valeur. Mais nous sommes vendredi, les rues sont vides et tout est fermé, à l’exception notable de l’ancienne résidence du cheikh Isa Bin Ali al-Khalifa, roi de Bahreïn à partir de 1869.

Ce palais, l’un des meilleurs exemples de l’architecture islamique traditionnelle, est divisé en quatre secteurs : un pour le roi, un pour ses épouses, un pour ses serviteurs, et un pour les invités. Elles sont entourées de sublimes portes en bois sculptées. Malheureusement, le palais est complètement vide : aucun meuble ni tapis pour décorer.

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En sortant, je fais un tour du quartier, mais rien à faire : sans vie, ça n’a pas vraiment d’intérêt.

NB : Je suis revenu un autre jour, mais à 14h. Or, à cause de la chaleur, la plupart des musées sont fermés de 13h à 16h. Donc je n’aurais finalement pas pu rentrer ailleurs.

Un néon avec une pin-up, on se croirait à Vegas ;)

Un néon avec une pin-up, on se croirait à Vegas 😉

Bahreïn a, de tout temps, bénéficié d’une situation privilégiée qui a attiré les convoitises. Pour se protéger des envahisseurs, les habitants ont donc construit plusieurs forts sur la côte. Je visiterai le principal, Qal’at Al Barhain, demain, mais en attendant je me rends à celui de Muharraq, appelé fort d’Arad.

Ce petit bastion donnant sur la mer a est typique de l’architecture militaire d’Oman de la fin du XVe siècle.

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Je profite d’être ici pour me rendre juste en face, dans l’une de ces centres commerciaux géants dont raffolent les pétromonarchies. Le plus urgent ? Acheter un pack d’eau…

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Après être rentré à l’hôtel, je ne résiste pas à l’envie de ressortir un peu et aller zieuter les immeubles du front de mer. Mais Bahreïn n’est malheureusement pas Dubaï, et les folies architecturales sont rares.

Heureusement, il y a le World Trade Center, reconnaissable à ses trois éoliennes intégrées au bâtiment – elles lui fournissent 20% de son énergie. Bienvenue au XIXe siècle !

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