Jour 3 : De Cienfuegos à Trinidad, autre perle classée à l’Unesco

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Cienfuegos et Trinidad ne pourraient être plus différentes. Leur point commun : être de vrais musées en plein air, figés dans le temps.

Mercredi 27 avril

Après la chic Cienfuegos, nous prenons la route pour la rustique Trinidad. A une moindre échelle, c’est un peu comme passer de Vienne à Prague.

Avant cela, nous nous arrêtons à la sortie de Cienfuegos dans la Necrópolis Tomás Acea. Ce jardin-cimetière fut construit en 1926 par un riche industriel de la ville, lorsque son fils mourut de la tuberculose. Il est surmonté d’un bâtiment néoclassique flanqué de colonnes doriques et abrite quelques tombes de célébrités, comme celle du premier président post-révolutionnaire de Cuba (avant que Fidel, qui n’était au départ que Premier ministre, décide de fusionner toutes ces fonctions par commodité).

80 kilomètres plus loin, nous arrivons à Trinidad. Classée au Patrimoine mondial de l’humanité en 1988, la ville a littéralement été figée dans le temps. Fondée en 1514 par le conquistador Diego Velázquez de Cuéllar, ce village a été pendant des siècles à la merci des pirates, à cause de ses difficultés d’accès. Au début du XIXe siècle, la ville a prospéré grâce à l’arrivée de familles françaises fuyant une rébellion d’esclaves à Haïti. Mais pendant la guerre d’indépendance, au milieu du siècle, la voie ferrée la reliant à La Havane fut détruite, isolant Trinidad pendant un siècle. Au milieu du XXe siècle, le gouvernement a pris conscience de son intérêt culturel, patrimonial et touristique, et a décidé de la protéger (et de reconstruire la voie ferrée).

Aujourd’hui, c’est sans nul doute l’une des plus belles villes de Cuba et l’une des plus belles que j’ai visitées lors de mes voyages. Tout y est : les couleurs, l’ambiance, les gens adorables partout… Le centre historique est très étalé, ce qui donne vraiment un cachet à la ville, sans le côté « c’est historique seulement dans la rue principale » (d’ailleurs, les efforts de préservation menés par le gouvernement cubain dépassent les rues classées à l’Unesco).

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Nous déambulons dans les rues de la vieille ville, admirant les façades coloniales sur le regard affable de Cubains assis devant leur porche, jusqu’à la paisible Plaza Mayor.

Le Museo nacional de la lucha contra los bandidos, où nous nous arrêtons, raconte la lutte contre les bandes contre-révolutionnaires qui sévirent dans la montagne jusqu’en 1965. De sa tour, on jouit d’un beau panorama sur cette cité qui compte aujourd’hui 50.000 habitants.

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En continuant notre promenade sous un soleil de plomb, on s’arrête ça et là pour discuter avec des vendeurs ambulants, des badauds, ou simplement pour découvrir une église cachée derrière un porche ou un bar sympa.

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Il ne me semble pas l’avoir déjà écrit, mais Cuba est le paradis de la mini-jupe. Déjà à l’aéroport, j’ai été étonné de voir une douanière en porte-jarretelles. Un autre élément intéressant est que les Cubains ont un rapport au corps tout à fait relax : si tu es gros, tu es gros, si tu es mince, tu es mince, mais ni l’un ni l’autre ne t’empêchera de vivre ta vie ou de t’habiller comme tu l’entends. Finalement, la corpulence est une caractéristique n’ayant pas plus d’importance que la couleur des cheveux.

Pour en revenir aux uniformes, celui des lycéennes est aussi très sexy… (cette photo n’a été prise que dans un but informatif et sociologique)

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En fin d’après-midi, après avoir fait le plein de bières, nous nous rendons à Playa Ancón admirer le coucher de soleil. Cette bande de quatre kilomètres de sable blanc à une dizaine de kilomètres au sud de Trinidad remplit parfaitement son office, et nous voilà parés pour la nuit.

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Un extrait vidéo de notre trajet en taxi :

Oui, c’est comme cela qu’on boit l’apéro ici.

Retour à Trinidad, où nous allons dîner dans un restaurant pas cher du tout, mais à l’excellente nourriture. Il mérite un petit paragraphe puisque c’est ici que se trouvent les plus grands toilettes de l’histoire des restaurants.

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J’en profite pour mettre une photo de moi qui boit (deux fois en une page, c’est pas sérieux) un cocktail aux couleurs du drapeau cubain. C’est joli, mais pas bon. Autre info qui a son importance : c’est aujourd’hui l’anniversaire de Dominica ! ¡Feliz cumpleaños!

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Trinidad est une ville très festive, surtout par rapport à Cienfuegos.

Après avoir dîné, nous commençons par boire quelques cocktails sur les marches de la Plaza Mayor, avant de grimper vers Disco Ayala.

Cette boîte de nuit a été aménagée dans une grotte assez impressionnante. La musique obtient un nombre de mètres Gims élevé sur l’échelle de la médiocrité, mais cela ne nous empêchera pas de boire et danser jusqu’au petit matin. Pour l’anecdote, le nom Ayala était celui d’un esclave qui a réussi à s’enfuir pour vivre sa vocation : devenir tueur en série. Il a été retrouvé dans cette grotte entouré des cadavres de ses victimes. Autre anecdote : la discothèque étant en haut d’une colline, il est dangereux d’en sortir rond comme une queue de pelle, alors que la route pavée est en pente, complètement défoncée, et qu’il fait noir. Un homme de notre groupe, dont je tairai le nom par pudeur, s’est retrouvé en sang après avoir chuté en roulé-boulé.

La nuit se conclut avec des mojitos à un dollar servis dans la rue :

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Le récit de cette journée en anglais, avec une photo de moi semble-t-il un peu pompette, c‘est sur le blog de Brendan.

Commentaires (1)

  1. Bon j’étais déjà fan de Cuba pour ses couleurs, son style 50’s mais ton avis sérieux et non intéressé comme il se doit sur les mini jupes m’a définitivement convaincu 😀
    Photos toujours aussi superbes, les couleurs sont impressionnantes.

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