Jour 4 : Grand Canyon et Navajo National Monument

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Samedi 13 octobre

La nuit a été plutôt fraîche ! Voire très fraîche… On est quand même à 2000 mètres d’altitude, après tout. A 6h, il faisait donc 2°. La nuit prochaine, je mets un t-shirt.

Je me suis levé tôt pour pouvoir voir le lever de soleil sur le canyon, le long de la Hermit Road, un sentier de 12km à pied (il est aussi possible de prendre une navette qui s’arrête aux meilleurs panoramas, mais c’est moins amusant).

Je peux donc profiter d’une très belle lumière pour découvrir plus tranquillement le paysage, grandiose. D’autant qu’à cette heure-ci et hors-saison, il n’y a pas un chat. Jusqu’à Pina creek (3h de marche), je n’ai croisé que deux couples.

Un photobomb volant.

Mon impression sur le canyon lui-même : oui, c’est grandiose, exceptionnel et peut-être unique au monde, mais je n’ai pas été flabbergasté en y arrivant, comme j’ai pu l’être ailleurs. Je ne me l’explique pas vraiment… Peut-être est-ce parce qu’il nous est trop familier, sans même l’avoir vu en vrai ? En tout cas, c’est dommage, car objectivement, je sais que c’est un des plus beaux paysages que j’ai vu.

Cette relative déception s’atténue néanmoins sur la Desert View, une route de 40 km qui longe le canyon vers l’Est. C’est là que je réalise vraiment la majesté et la taille (400 km de long) du lieu. A croire que le canyon ne s’apprivoise pas si facilement, et qu’il faut y mettre un peu de temps. Je plains les touristes qui n’y font qu’un arrêt en car.

A l’est du parc se trouve une tour panoramique, d’une trentaine de mètres de haut. Vu que le canyon fait un kilomètres de profondeur, ça ne change pas grand chose à la vue. Partant, son seul intérêt réside dans ses peintures indiennes.

Après être sorti du parc (à l’Est, donc), je pars vers le territoire Navajo. Le paysage est splendide, avec tous les tons d’orange et de rouge inimaginables. Voilà ce qu’est le vrai désert, le fameux grand ouest !

Un canyon anonyme, sur le bord de la route.

Avant Tuba City, je m’arrête sur le bord de la route, et un jeune indien me montre des traces de dinosaures (de mémoire, un raptor, un velociraptor, un ptérodactyle, un T-rex, un bébé T-rex et des co t-rex et bébé t-rex et des compsognathus. Je suis content, car les « compys » étaient mes dinosaures préférés quand j’étais petit) ainsi qu’un fossile de tricératops.

L’empreinte d’un raptor – pas d’un vélociraptor, c’est pas la même espèce.

L’empreinte énoooorme d’un Tyrannosaurus rex. Si ça vous impressionne, dites-vous que les t-rex pouvaient pas faire de high-five. Tout de suite, ça la fait moins.

(Me souviens plus de l’espèce)

Des excréments fossilisés.

Plus loin, je prends un mec en stop – moi qui pensait que ça ne se faisait pas aux States… C’est un charpentier, Nathan, qui était allé voir une fille à Flagstaff et qui rentre chez lui dans le Colorado. Quel courage. Mais il compte déménager à Flagstaff, donc ça doit valoir le coup (puis bon, je peux pas trop juger, vu les kilomètres que j’ai fait pour des filles quand j’étais jeune et plein d’hormones).

Je le dépose avant le Colorado, puisque pour ma part je vais au Navajo National Monument, qui en fait n’est pas dû aux Navajos (qui l’ont seulement découvert), mais aux « Anasazis » (ce qui signifie « peuple ancien » en navajo). Et là, c’est la claque. Au bout d’un kilomètre de sentier, j’aperçois en contrebas les ruines d’un village, construit dans une anfractuosité de la roche (140 mètre de haut quand même) en 1250, puis abandonné en 1300, et découvert en 1909.

Du haut du canyon, je crois d’abord à une sculpture, ou une maison de poupées…

C’est impressionnant, et le spectacle le plus saisissant que j’ai vu jusque-là aux States. La grandeur du canyon face à la petitesse de ces maisons, qui ont pourtant survécu 700 ans, donnent à réfléchir.

Mais puisqu’il ne faut pas que réfléchir dans la vie, je vais me coucher dans le camping du site, qui est gratuit (le site et le camping) et dispose de bonnes infrastructures, ainsi que d’une superbe vue. Le terrain s’appelle d’ailleurs Sunset View Campsite.

Dépenses du jour : $10 (pour l’Indien aux dinosaures)
Distance parcourue : 150 miles

Commentaires (1)

  1. Ahah ça me rappelle de bons souvenirs ! On a eu exactement pareil en avril : averse de neige en arrivant et le matin il faisait tout aussi froid, voir +…On a commencé la balade jusqu’à Pina Creek au lever du soleil tôt le matin aussi mais j’ai été prise d’engelures…On venait de l’Arizona, et passer de 30 à 0° était assez brutal ma foi….Le matin tu as une tempête de sable et l’aprèm’ une tempête de neige en arrivant au Grand Canyon, c’est ça les States !

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