Jour 4 : la cathédrale Santa Maria del Fiore de Florence

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Lundi 6 avril

Dernier jour à Florence : l’occasion de visiter les monuments que j’ai délaissé ce weekend pour aller à Pise et Sienne, notamment le splendide Duomo.

Je commence cette dernière journée de visite par le musée de San Marco, situé non loin mon hôtel. Cet ancien monastère dominicain présente une grande partie des fresques de Fra Angelico, qui y vécu au XVe siècle.

Il a notamment peint une fresque dans chaque des cellules de l’hospice des pèlerins, ainsi que dans le réfectoire. Contiguë au monastère se trouve l’église San Marco, très calme en ce lundi matin.

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Je me rends ensuite sur la Piazza del Duomo. Comme la Piazza della Signoria est le cœur politique de la ville, celle-ci est le cœur religieux. Ici s’élève l’ensemble architectural composé de la cathédrale Santa Maria del Fiore, du baptistère et du campanile.

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Je commence par ce dernier où, par chance, il n’y a pas de file d’attente.

Haut de 84 mètres, il a été construit entre 1334 et 1359. On atteint le sommet après 414 marches. S’il est plus haut que la tour du Pallazo Vieccho, je trouve la vue moins intéressante… Justement parce que nous sommes au sommet de la cathédrale, et qu’il n’y a donc pas d’autres monuments pour rivaliser (un peu comme la Tour Montparnasse permet de voir la Tour Eiffel d’en haut, vous me suivez ?).

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En sortant, je vois qu’une longue file s’est formée devant l’entrée… J’ai vraiment eu de la chance.

Deuxième élément du triptyque : le baptistère, où il n’y a encore aucune file non plus. L’extérieur est en rénovation et occulté par des échafaudages, mais il est possible de visiter l’intérieur.

Le baptistère serait le plus vieux monument de la ville et pourrait même être un ancien temple païen converti en monument chrétien. Le bâtiment actuel date du IXe siècle et la plupart de ses ornements, portes ou sculptures, datent du XIVe au XVIe siècle.

L’intérieur est une sorte de métissage artistique, avec des influences romaines (des éléments proviennent d’anciens temples) ou byzantines, comme les impressionnantes fresques du plafond.

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Ensuite, je me lance à l’assaut de la cathédrale elle-même… Ou plutôt, à la file d’attente qui doit me permettre d’y accéder. . Il y a en fait deux files : celle qui permet d’entrer dans la cathédrale par l’avant, et celle qui mène directement à la coupole. Je choisis cette dernière, située au soleil…

2h35 d’attente.

2h35.

Putain, j’aurais pu mater Titanic pendant ce temps !

Et tout ça pour quoi ? Les guides papier sont assez succincts sur ce en quoi ça consiste, la « visite de la Coupole ». Eh bien, en fait, on ne visite rien du tout ! Ça consiste juste à gravir une fois encore 463 marches pour se trouver au sommet de la coupole, à 106 mètres de haut.

Autant dire que pour quelqu’un qui était juste avant au sommet du campanile, l’intérêt est franchement limité. Et si j’avais su, je n’aurais pas attendu 155 minutes en plein courant d’air (d’ailleurs, si j’avais su que la file serait si longue, je ne m’y serais pas engagé ; y’a pas grand chose susceptible de me faire volontairement patienter si longtemps. Natalie Portman nue dans une chambre d’hôtel éventuellement).

Ceci étant dit, la vue est splendide.

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C’est aussi le seul moyen de voir la fresque de la coupole. Exécutée au XVIe siècle, elle couvre 3600m2 de surface et représente le Jugement dernier, comme la fresque du baptistère. D’ailleurs, celui-ci tiendrait dans la coupole de la cathédrale, c’est dire sa taille.

Figurez-vous qu’après toute cette attente, le circuit nous renvoie dehors et qu’il faut à nouveau faire la queue pour pénétrer dans la nef. Heureusement, cela ne prend cette fois que quelques minutes.

Quand elle a été achevée, c’était la cathédrale la plus grande d’Europe : 153 mètres de long, 90 de large à la croisée du transept. Pour autant, l’intérieur, très dépouillé, peu décevoir. D’autant plus qu’il est impossible de marcher jusqu’à la coupole… Les marchands du temple sont toujours là.

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Je termine en retournant sur l’autre rive de l’Arno, voir le Palazzo Pitti, un palais utilisé comme résidence par les Médicis. Il regroupe plusieurs musées dont la plupart sont fermés ce lundi, notamment la Galleria Palatina qui regorge de tableaux de maîtres de la Renaissance.

Faute de pouvoir la visiter, je vais flâner dans le Giardino di Boboli, superbe et immense jardin à l’italienne. Le temps est parfait pour s’y reposer à l’ombre des cyprès ou des statues.

Il est maintenant temps pour moi de retourner chercher mon sac à l’hôtel, non sans m’être offert une dernière douceur sur la place Santo Spirito.

L’église attenante est ouverte. On peut y voir, entre autres, un crucifix sculpté par Michel-Ange et une curieuse chapelle sculptée, où l’archange Raphaël se promène sous des palmiers.

En remontant le centre ville, je prends conscience de la foule qui l’a envahie et qui n’était pas encore là vendredi. Ça me fait peur pour mon séjour à Rome : je crois que je vais d’ores et déjà commencer à réserver des billets coupe file.

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