Jour 4 : Survol des barrios de Caracas

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La municipalité de Caracas a construit un téléphérique juste au-dessus des bidonvilles. Et les hôtesses de l’air vénézuéliennes sont magnifiques.

Mercredi 20 avril

Depuis hier soir, il est tombé des trombes d’eau sur la ville et l’orage continue à gronder ce matin. Cela ne m’empêche pas de sortir de ma tanière pour cette dernière matinée dans la capitale. Mais, prudent, je reste dans la zone de mon hôtel.

Je commence par aller jeter un œil au centre culturel Teresa Carreño, un bâtiment tellement laid qu’il en devient hypnotisant. Si un jour je décide de tourner un film, j’essaierai d’y caser une scène. Enfin, j’essaierai de tourner dans tout le quartier en fait, vu l’architecture générale. Je vous ai déjà parlé des tours du Parque Central, plus hautes d’Amérique du sud jusqu’en 2014. Pour l’anecdote, un incendie s’est déclaré en 2004 au 34e étage de la tour Est : les archives du ministère des infrastructures sont parties en fumée. COMME PAR HASARD.

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Non loin de là se trouve le Musée des beaux arts, qui d’après mon Petit Futé (édition 2012) comporte une « jolie collection ».

Malheureusement, si l’on peut saluer l’effort d’avoir gardé le musée ouvert malgré la crise économique, il n’y reste plus grand chose à voir, la plupart des salles étant fermées et celles qui restent étant dans un piteux état. J’aurais presque pu partir avec un Picasso sous le bras sans que personne ne le remarque.

 

Même constat pour le musée des sciences, juste en face : les collections sont rachitiques. Les deux institutions sont par contre installées dans des bâtiments qui valent le coup d’œil.

Juste derrière se trouve le parc le plus ancien de Caracas, qui fait peine à voir. Météo exécrable, manque d’argent… Rien ne lui est épargné.

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A quelques centaines de mètres de là, il est possible d’emprunter le « métro câble », un téléphérique desservant plusieurs barrios. Il a été construit pour faciliter la vie des habitants qui, pour rentrer chez eux, devaient gravir d’interminables escaliers. Au début, ces œufs qui peuvent transporter 1200 personnes à l’heure ont été pris pour cible par de nombreux tirs, mais un peu de répression policière (ou de pédagogie, qui sait) a réglé le problème.

Ce moyen de transport improbable permet donc, pour une somme archi-modique (4 bolívars, soit un demi-centime d’euro), de survoler les barrios multicolores. Avec, en plus, une belle vue sur la ville.

Ce tour fait, me voilà de retour à l’hôtel pour récupérer mon bagage et filer à l’aéroport. Je récupère aussi une centaine de dollars que Yesman m’a changé en bolívars. Sans rire, c’est ridicule. Je suis obligé de troquer ma sacoche contre un sac à dos pour pouvoir les transporter.

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A l’aéroport, mauvaise surprise : mon vol est retardé d’au moins deux heures, ce qui me fait plus de quatre heures d’attente au total (parce qu’arriver deux heures en avance dans un aéroport où les contrôles de sécurité sont quasiment inexistants et durent 15 secondes, ce n’est pas très malin). Au moins, ça me laisse le temps d’écrire ces billets (c’est pour ça que celui d’hier est si long).

Malgré l’attente, je ne suis pas fâché au moment d’embarquer. Il faut dire que… Hum, comment dire ça ? Je vous ait dit que le Venezuela s’enorgueillit d’avoir le record du monde de Miss Univers ? Depuis 2008, je considérais les hôtesses de la Thaï Airways comme les plus belles au monde. Eh bien, les voilà détrônées par celles de la Rutaca, compagnie locale desservant le sud du pays.

« Grâce au métissage, les Vénézuéliennes ont le visage des femmes blanches et les formes des femmes noires », m’a dit un gars de Caracas. Ça me semble un poil raciste comme jugement, mais ça donne une idée.

Arrivée à Ciudad Bolívar

Après une heure de vol très agité, j’arrive à Puerto Ordaz, puis me rend en une heure de route jusqu’à Ciudad Bolívar, sous une pluie battante.

Me voici en Guyane vénézuélienne, qui couvre le sud-est du pays et est divisée en deux États : Bolívar (où je suis) et Amazonas.

Ciudad Bolívar est la capitale de l’Etat et l’une des plus anciennes villes coloniales d’Amérique latine. Son centre historique, charmant, a été classé à l’Unesco en 2006. Il est trop tard pour le visiter ; je le ferai dans quelques jours.

Demain, lever à l’aube pour prendre l’avion vers le parc national de Canaima, où se trouve la fameuse chute Salto Angel, la plus haute du monde. C’est celle qui a inspiré la Paradise Falls du film Là-Haut. J’ai hâte !

Lire le jour 5 : Visite du parc national de Canaima : la lagune aux sept chutes

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