Nicaragua : Au sommet du volcan Monbacho, randonnée dans les brumes d’un monde perdu

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Surplombant la ville de Granada, le volcan Monbacho compte plusieurs sentiers de randonnée offrant possiblement des vies fantastiques sur la ville. Perdu dans les nuages, nous n’en avons pas profité, mais la balade aurait tout de même ravi Arthur Conan Doyle.

Depuis Granada, départ en minibus à 8 heures pour cette nouvelle excursion. Nous sommes quatre : Kerstin, de Stuttgart, et Liene et Vitalijs, un couple de Riga. 

A l’entrée de la réserve naturelle de Monbacho, le temps que le 4×4 qui nous permettra de poursuivre notre route arrive, nous avons le droit à une explication sur la fabrication du café, l’une des spécialité du pays. Il y a plusieurs plantations sur les pentes du volcan, car il parait que le café qui pousse en altitude a meilleur goût.

Le 4×4 nous conduit directement au sommet du volcan, à 1150 mètres. C’est un peu de la triche, mais vu la distance à parcourir et l’inclinaison, il nous faudrait des heures pour l’atteindre en randonnant. Malheureusement, les craintes que j’avais au moment de réserver cette excursion se confirment : nous sommes une fois encore dans les nuages. Aucune vue sur les environs, notamment sur les îlots de Granada. J’ai vraiment bien fait de prendre un avion pour rentrer d’Ometepe : ça aura été ma seule vision du Nicaragua « vu d’en haut », puisque j’étais déjà dans les nuages à Ometepe.

Il y a deux sentiers au sommet du volcan : El Crater, qui fait le tour d’un petit cratère en 1 heure 30, et El Puma, qui fait le tour du cratère principal en 4 heures. Nous avons prévu de faire le premier, ce qui vu la météo était le bon choix : de toute façon, vu qu’on ne voit rien, ça ne change pas grand chose que l’on marche près d’un petit ou d’un grand cratère.

Contrairement aux apparences et à ce que ces premières lignes sous-entendent, la balade est vraiment très agréable. Il ne fait pas froid et ne pleut pas : nous sommes seulement mouillés par les gouttes qui tombent des arbres. Surtout, enveloppés dans le nuage et seuls dans cette forêt primaire, nous avons vraiment l’impression de nous enfoncer dans un monde perdu.

Théoriquement, l’endroit offre de superbes vues sur la région et dans le cratère profond de 200 mètres, mais nous ne voyons rien de cela.

Julian, notre guide, nous décrit quelques plantes, dont un arbre datant du jurassique (je ne savais même pas que ça existait encore) et une plante dont les baies sont si puissantes que quelques unes suffisent à tuer un homme (j’ai failli en mettre quelques unes dans ma poche, en cas de besoin). Par contre, à cause du vent, il nous est impossible de voir des animaux. Sachant que des paresseux vivent là, c’est dommage !

Quelque chose que nous voyons, tout de même : des fumerolles, qui rappellent que même si le volcan semble endormi (son dernier soubresaut date de 1570, quand tout un pan d’un cratère s’est effondré), il y a de la vie là-dessous.

Nous retournons ensuite au 4×4, après notre petite heure et demi de marche, et rentrons à Granada.

Si la balade était vraiment très sympa, dans une ambiance mystique, cette sortie laisse tout de même un goût de trop peu. À 33$, je m’attendais à plus… Mais bon, si j’avais vu un paresseux, j’aurais été très heureux, et la nature reste imprévisible… En tout état de cause, faire le sentier de 4h sans rien voir aurait sûrement été bien plus frustrant.

Erick Tours
33 dollars,
5 décembre 2017, 8h

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