Une petite journée dans la station balnéaire d’Aqaba (jour 8)

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Si vous aimez Palavas-Les-Flots et la Grande Motte, Aqaba est faite pour vous !

Jeudi 2 février

La fin d’une parenthèse enchantée et hors du temps. Après deux jours inoubliables à Pétra, puis deux autres jours tout aussi beaux à Wadi Rum, il est temps de retrouver la civilisation, à Aqaba.

Située à l’extrême sud du pays, sur les bords de la mer Rouge, cette station balnéaire est le seul port de Jordanie et a donc une importance capitale pour le pays – ce qui explique sans doute les barrages routiers qu’il faut franchir pour y parvenir.

Après 50 minutes de route, nous arrivons au Cedar Hotel, un trois étoiles rutilant, bon marché et bien situé (on le recommande !). Enfin une douche chaude pour nous décrasser !

Nous sortons visiter la ville, qui joue d’une température agréable malgré l’hiver, avec une quinzaine de degrés. D’ailleurs, pas mal de locaux profitent de la plage, d’où l’on aperçoit la ville israélienne d’Eilat, deux kilomètres plus à l’ouest. La mer Rouge est un lieu très réputé de snorkeling, mais la flemme nous empêche d’envisager cette possibilité – nous sommes plutôt à la recherche d’un bar sympa où siroter un cocktail.

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Eilat se trouve en arrière plan.

Avant ça, on visite – ou plutôt, on regarde – les rares points d’intérêt de la ville. Le plus voyant est le drapeau planté au bord de l’eau, qui est l’un des plus hauts du monde. C’est, « avec une hauteur de 132 mètres, la cinquième plus haute hampe au monde ne bénéficiant pas de haubans », nous dit Wikipédia (oui, une hampe de drapeau a sa propre page Wikipédia). Elle porte généralement le drapeau de la Révolte arabe, en l’honneur de laquelle le monument a été édifié en 2004.

Juste en face se trouve le fort d’Aqaba, qui est malheureusement fermé pour rénovations. A priori, on ne rate pas grand chose. Ce petit fort fut construit au XVI sous le règne de l’un des derniers sultans mamelouks, Qansah al-Ghouri. C’est le lieu d’une des batailles les plus mémorables de la Révolte arabe contre l’empire ottoman : puissamment défendue par les Ottomans, la forteresse est tombée grâce à un assaut arabe menée à dos de chameau par Lawrence d’Arabe. Depuis cette victoire, on peut admirer le blason hachémite au-dessus de l’entrée principale.

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On passe aussi devant la mosquée Sharif Hussein bin Ali, construite en 1975, et rénovée en 2011.

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Dernier point d’intérêt de la ville (oui, c’était bref), les vestiges archéologiques d’Ayla. Il ne reste que bouts de murs et de colonnes. « Pas de quoi roucouler d’admiration », comme l’écrit le Routard dans une formule dont il a le secret. Ayla fut la première ville islamique fondée en dehors de la péninsule d’Arabie, à partir de 630 (peu après l’Hégire). Elle a ensuite prospéré jusqu’au douzième siècle, époque à laquelle le centre de la ville s’est déplacé 500 mètres plus loin, près de la zone où se trouve aujourd’hui la forteresse, suite à un combo séismes-croisades-attaques de bédouins. La ville est par ailleurs évoquée dans plusieurs récits des Mille et Une Nuits.

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Après avoir jeté un œil à une kermesse de quartier et à la nouvelle zone « internationale » de la ville, nous nous posons finalement au Rovers Return, un pub anglais disposant d’une sorte de mirador avec une vue sur la mer (mais il est fermé en hiver).

Et puisque j’en ai bien besoin, je vais faire un tour chez le barbier, un Syrien très sympa qui bosse avec ses enfants (ou qui leur apprend le boulot). J’ai l’air un peu plus présentable, non ?

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